Un informaticien et un philosophe se sont associés pour écrire ensemble un livre. L’intelligence artificielle n’est pas une question technologique.

Ils sont invités par une grande institution de la recherche en informatique.
 On forme l’espoir d’une réflexion de bon niveau.
On se dit : ces deux compétences vont se compléter, voire s’additionner, éclairer les débats encore confus, autour de l’événement Chat GPT, encore chaud.

Las, pas d’addition. Plutôt le contraire : un informaticien peu capable de comprendre les limites du philosophe et réciproquement.
C’est encore la chanson mièvre des “minimiseurs” qui résonne à nos oreilles.
L’impression d’écouter un catéchisme pseudo-humaniste.
Rien d’intéressant sur les aspects sociaux, sociétaux, psychologiques, où on pouvait les attendre a priori, en ayant lu la présentation de leur livre.
 Pas de question de fond sur ce qu’est l’intelligence humaine, le langage…
Ils sont comme les autres, tout juste capables de parler de résultats bluffants pour ensuite mieux minimiser ce qui se passe avec les IA génératives.
Et toujours ce syllogisme quasi-tautologique : pour être intelligent, il faut être quelqu’un (avec des buts, des intentions des émotions). Une machine n’est pas quelqu’un, donc elle n’est pas intelligente. 
Merci, les gars.