Série 1 (3/10)
“Lorsque les philosophes et les scientifiques ont étudié l’esprit, ce fut souvent avec le présupposé que l’objet de leur étude était, avant tout, l’esprit humain. Les autres esprits biologiques – animaux – ont longtemps été négligés ou sous-estimés, même s’ils ont été l’objet d’un intérêt croissant au cours des dernières décennies. Plus récemment, les progrès frappants de l’intelligence artificielle…
… ont rendu de plus en plus plausible l’idée d’après laquelle certains systèmes artificiels pourraient, dans un futur proche, être considérés comme des esprits. Reconnaître la réalité ou la potentialité de ces esprits variés soulève des questions théoriques et éthiques cruciales. … »
Je reprends là, simplement, le texte du mail d’un chercheur, annonçant un séminaire. J’y vois, avec intérêt, une réaction ouverte qui ne cherche pas à minimiser quoique ce soit et se propose de regarder sous plusieurs angles scientifiques et philosophiques ce qui se passe. Elle n’hésite pas à prendre en considération de la même façon les fonctionnements “mentaux” des animaux, des humains et des machines.
Elle propose tout simplement de les étudier telles qu’ils apparaissent.
Notons bien malgré tout qu’elle utilise pour cela le terme “esprit”, sans plus de précision.
Et si au bout du compte les LLM et autres IA, nous conduisaient, par leur simple existence à questionner ce mot “esprit” ?
Ce sera l’objet de billets futurs.